La double faute de la DIRSO

Publié le par Moins de décibels

La double faute de la DIRSO

La seule indication que donne le PPBE de la RN20 sur le revêtement de chaussée est que « c’est un des moyens de protection à la source ».  C’est une faiblesse importante du PPBE de ne pas traiter de la problématique des revêtements, alors qu’on sait  que la contribution d’un revêtement peu bruyant  pour lutter à la source contre le bruit de roulement est très importante, notamment pour la configuration des zones à protéger à Saint-Jean de Verges.

UN MANQUEMENT DE LA DIRSO À SES RESPONSABILITÉS

En 2013-2014, la DIRSO, partie prenante du PPBE, décidait de renouveler le revêtement de chaussée de la RN20. Les travaux de réfection ont été engagés, sans concertation ni information préalable de l’observatoire du bruit. Nous l’avons découvert par hasard. Pourtant, l’étape 2 du PPBE de la RN20 (définition des mesures de protection), réalisée par la DREAL en partenariat avec la DIRSO, était en cours. C’est un grave manquement de la DIRSO à ses responsabilités.

LES ARGUMENTS FALLACIEUX DE LA DIRSO

Le revêtement retenu pour la RN20, qualifié par la DIRSO de  « moyennement bruyant », permet une réduction du bruit  de -1,4 décibel par rapport au revêtement précédent alors que le choix d’un revêtement phonique « peu bruyant » aurait permis une réduction jusqu‘à  -9 décibels.

Les justifications de la DIRSO  affirmant que le choix d’un revêtement peu bruyant était impossible (2x2 voies située en région montagneuse, adhérence, résistance aux conditions hivernales, sécurité des usagers, pérennité de la chaussée) ne nous ont pas convaincu. La preuve de la tromperie de la DIRSO nous a été apportée par la mise en place, par le Conseil départemental, en juillet 2015, d’un revêtement silencieux de type Microphone de la Société Eiffage sur la RN20 à Salvayre (Bonnac) permettant un gain de 3 à 9 décibels sur les nuisances sonores. C’est précisément ce que nous réclamions et que la DIRSO a jugé impossible à Saint-Jean de Verges. Cet enrobé phonique a déjà été posé sur plusieurs axes passants de la région, dans le cadre de la mise en place d’un plan de prévention de l’environnement, et les services techniques du Département nous ont confirmé la faisabilité de ce type de revêtement.

Les nombreux courriers de notre association et du maire de Saint-Jean de Verges, ainsi qu’un dossier complet sur les revêtements peu bruyants sont restés sans réponse de l’Etat et de la DIRSO. Nous contestons ce refus de l’Etat et de ses services de traiter globalement le problème des nuisances sonores pour répondre à un enjeu de qualité de vie et de santé publique. Faudrait-il attendre passivement un prochain renouvèlement des couches de chaussées de la RN20 qui interviendra dans… 15 ou 20 ans ? Nous avons été « roulés dans la farine » et chacun comprendra que nous saisissions le Tribunal administratif en déposant une requête contre l’Etat-Préfet de l’Ariège.

Publié dans Vie de l'association

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