Une enquête pour la création de l'axe rapide E9 Toulouse-Foix-Barcelone

Publié le par Moins de décibels

  L'itinéraire européen E9 Toulouse-Barcelone a été largement abordé, fin juin 2008, lors de l'assemblée statutaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Ariège à laquelle le président Paul-Louis Maurat avait invité le président du Conseil Général Augustin Bonrepaux.

Le projet d'axe rapide Toulouse-Barcelone avance vite côté espagnol où il reste 17 km à terminer mais il est en panne, depuis 2003, côté français où 53 km sont encore à réaliser. Pour trouver une solution, la CCI et le Conseil Général ont signé une convention de partenariat. Première action : la « Réalisation d'une enquête pour la création d'un itinéraire transpyrénéen rapide Toulouse-Barcelone ».
 
Cette enquête doit vérifier et valider les arguments qui plaident pour ce projet, et faciliter la prise de décision pour la réalisation de l'itinéraire E9 Toulouse-Foix-Barcelone.

Les représentants des territoires et des socioprofessionnels de France, d'Espagne et d'Andorre seront intégrés dans le Comité de pilotage de l'étude. « Nous aurons alors un argumentaire construit, reposant sur un consensus large des populations et territoires concernés par cet itinéraire » ajoute Paul-Louis Maurat.

L'étude, qui comporte un volet environnemental (au regard des orientations du Grenelle de l'Environnement) et un volet économique (activités nouvelles générées au plan local), va débuter le 8 juillet. Elle  a été confiée au cabinet Egis Mobilité qui remettra ses conclusions à la fin de l'année 2008. (
voir Compte-rendu du CA du 15.09.08).

En ce qui concerne les aspects environnementaux, les partisans de l'E9 avancent que le projet permet de raccourcir la distance Toulouse-Barcelone de 140 km, soit 1h30 de moins, de réduire les embouteillages, de fluidifier le trafic et de diminuer la pollution ; c'est donc un projet favorable à l'environnement. D'autre part, le Grenelle de l'Environnement n'interdit pas d'aménager un itinéraire déjà existant. 

Selon l'observatoire franco-espagnol, une projection à l'horizon 2020 fait apparaître un net emballement dans les échanges transpyrénéens : 100 millions de tonnes supplémentaires de fret et 100 millions de passagers supplémentaires. L'enquête ne doit donc pas négliger l'accroissement inévitable de la pollution sonore et les nuisances provoquées pour les riverains de la 2X2 voies existante par la création de l'E9. La réduction des nuisances sonores et la résorption des points noirs du bruit sont aussi des priorités du Grenelle de l'Environnement.


Source : Articles de Ariègenews et de La Dépêche

Publié dans Au fil de l'actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article